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Valorisez vos ressources : fini les « déchets végétaux »!

Les déchets végétaux ne devraient être une charge ni pour celui qui les produit sur ses espaces verts (en entretenant sa pelouse, ses arbres, son potager, ses végétaux…) ni pour la collectivité qui gère les déchets. Ces volumes et les coûts de gestion associés sont très conséquents.
Les déchets végétaux ne sont pas des déchets comme les autres. Constitués de matière organique -comme tous les êtres vivants- et sont une source d’amélioration des sols.
Le retour au sol des végétaux est à la portée de tous, différentes techniques sont mobilisables selon le temps, la place, le matériel disponibles.
Il est également possible de repenser la gestion des espaces végétaux pour réduire la production de résidus.

Des volumes considérables et un coût associé

Selon l’enquête Tri à la source des biodéchets, ADEME 2024, 40 % des personnes concernées apportent leurs déchets végétaux en déchèterie. Cet apport représente le flux le plus important (27 %, 4,5Mt) des déchets apportés (Collecte et déchèteries, ADEME 2021).
Que cette benne finisse sur une plateforme de compostage, dans un méthaniseur ou qu’elle soit co-compostée chez un agriculteur, la filière (transport, broyage, traitement) -qui pèse 96kg/hab/an- représente un coût important pour le service public (Chiffres clés ADEME 2024).
Pour réduire ces coûts, les collectivités investissent dans la prévention, notamment en mettant en place des solutions d’accès à des broyeurs pour les particuliers et les communes. La valorisation peut ainsi se faire directement in situ !

Broyeur


Une ressource pour garder les sols vivants

La matière organique joue un rôle essentiel dans le maintien des fonctions écologiques du sol et notamment sur sa stabilité physique, sur la rétention de l’eau et le stockage des nutriments, sur la diversité de la faune du sol.
Ramener les végétaux morts au sol permet d’améliorer la structure et la fertilité, de stimuler le fabuleux écosystème souterrain, de réguler les réserves d’eau. Couvrir son sol avec des végétaux permet d’offrir le gîte et le couvert à la faune du sol.
Utiliser la matière organique issue de nos déchets végétaux permet de s’affranchir de l’achat de divers intrants (engrais, amendements). Le sol enrichi, vivant, devient ainsi plus résilient face aux déséquilibres : le jardinier a tout à y gagner !


Des techniques de valorisation simples, diverses et variées

Le compostage, le paillage et la tonte mulching sont les techniques les plus utilisées pour valoriser les petits végétaux (feuilles, tontes, résidus de désherbage). Elles sont accompagnées par les collectivités par la mise à disposition de matériel, des ateliers de sensibilisation ou des formations professionnelles.
Une fois broyées, les tailles et branches seront aisément valorisables en paillage de massifs, en revêtement d’allées. Non broyées, elles pourront constituer une haie sèche qui remplira toutes les fonctions d’une haie à adapter à vos envies et besoins
Les déchets tendres de culture (petites tailles, résidus de cultures, plants de tomates) peuvent être broyées à la tondeuse avant d’être utilisés en paillage

Pour vous aider à choisir la solution la plus adaptée à votre situation, nous mettons à votre disposition une infographie de l’ADEME qui présente les principales techniques de valorisation des végétaux au jardin.

Vous souhaitez aller plus loin ? Le guide réalisé par la FREDON et le VALTOM rassemble de nombreux conseils pratiques pour réduire les déchets végétaux et les valoriser directement au jardin.


La gestion différenciée : une option à adopter !

Lorsque les quantités de végétaux à valoriser sont trop importantes par rapport au potentiel de valorisation, il devient préférable de s’intéresser à la prévention, à la réduction de ces volumes de « déchets ». La logique de la gestion différenciée prend alors tout ce sens. Le choix des espèces, des modes de tailles et du type d’entretien des espaces pèse lourd sur la production de résidus.
Quelques pistes d’évitement de production de déchets végétaux :

  • Privilégier des végétaux adaptés à votre sol, à votre climat limitera entretien et maladies.
  • Les arbres et arbustes à croissance lente vous préserveront de gros volumes de taille.
  • La taille douce respecte davantage vos arbres et leur cycle naturel, tout en produisant peu de déchets
  • La couverture du sol (paillage, culture ou engrais verts) prévient efficacement le désherbage.
  • Tous les espaces n’exigent pas la même attention en fonction de leurs usages. L’ensemble de votre terrain a t’il besoin d’être tondu à ras, certains espaces ne méritent-ils pas d’être dédiés à l’accueil de la biodiversité ?


Une formation pour répondre à des besoins de territoire

Pour accompagner les projets de collectivité autour de la valorisation des végétaux in situ, nous proposons une formation destinée aux chargés de mission biodéchets et maîtres composteurs.
Les objectifs : établir un diagnostic des gisements, identifier et analyser les outils existants de gestion des déchets végétaux, utiliser les techniques de gestion in situ et de jardinage « zéro déchet », appliquer la réglementation associée.
Cette formation de trois jours s’appuie sur des visites de sites, des témoignages, des retours d’expérience, des travaux pratiques et des apports théoriques. Plusieurs intervenants apportent leur expertise.
Elle vise avant tout à transmettre une vision critique des pratiques et outils existants pour s’approprier les plus pertinents selon le contexte de son territoire


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